Le printemps est là, l’été approche à grand pas et l’envie de profiter de ballades dans la nature, en forêt ou lors de pique-niques dans les prés ! Dont on ne va pas se priver sous prétexte que les tiques sont là elles aussi et qu’elles peuvent nous contaminer. Alors, en techniques naturelles et préventives, qu’est-ce qu’on a en stock?

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Tiques, maladie de Lyme et prévention: nos amies les petites bêtes

Nos contemporains sont de plus en plus sensibilisés et sensibles aux possibilités qu’offrent les médecines naturelles et alternatives, mais concernant la borréliose dite « Maladie de Lyme , il faut admettre qu’on n’entend pas grand-chose et très vite nous sommes guidés vers les solutions chimiques – que j’estime incontournables – surtout lors de la première phase de la contamination.

Il est certain que la borréliose est une maladie qui peut devenir grave, douloureuse, sérieusement invalidante si elle est mal traitée et diagnostiquée trop tardivement.

Bien sûr, encore faut-il savoir la détecter ! Là-dessus, il y a du travail car cette maladie peut rester « cachée » de nombreuses années dans l’organisme et émerger lors d’une nouvelle piqûre, d’un stress ou d’une chute passagère de l’immunité :

Le serpent dans l’œuf :

Et oui la borrélie, ce minuscule serpent-ver, est une magicienne virtuose de la mascarade et peu imiter presque toutes les autres pathologies. De ce fait, il est fort difficile de la diagnostiquer : un des points majeurs dans le développement de complications et des phases avancées de la maladie (phase II et III). La bactérie Borrélie est un spirochète de la famille de ceux de la syphilis, la « maladie serpentine » (du latin serpens = serpent). Et comme cette maladie vénérienne, l’infection est récidivante, ce qui veut dire que la maladie évolue par étapes, les symptômes disparaissent un certain temps, le patient croyant alors être sur le chemin de la guérison, et ils reviennent alors d’autant plus forts.

La plupart des piqûres de tiques sont sans conséquences, même si l’insecte est infecté de borrélies. Rappelons qu’un système immunitaire qui fonctionne bien en a vite terminé avec ces attaquants dès le premier stade. Mais parfois survient quand même une inflammation. La fameuse irruption rouge circulaire qui disparaît après quelques semaines. Il s’agit d’un cercle rouge grandissant qui se forme peu après la morsure ; des sensations de mal-être peuvent survenir, épuisement, irritabilité, maux de tête, sommeil perturbé, vue affaiblie, ganglions lymphatiques et l’aine gonfle.

Ce signe ne survient pas non plus à chaque cas. « Les analyses actuelles, peu fiables, conduisent à de nombreuses erreurs de diagnostic, syndrome de la fatigue chronique, polyarthrites rhumatoïdes, fibromyalgie, dépressions, troubles du rythme cardiaque, spondylite ankylosante, sclérose latérale amyotrophique (SLA) et même sclérose en plaque et bien d’autres dont le développement de maladies auto-immunes. (…) La maladie laisse parfois derrière elle une sensibilité accrue chez l’individu touché. Il devient un Hsp Highly Sensitive Person et devient en particulier sensible à son environnement, une perception plus fine des choses… et supporte plus difficilement les courants électromagnétiques de nos appareils, lignes et réseaux, les ‘electosmpog’ qui nous entourent. Il devient très urgent de détecter et de traiter à temps cette maladie »1

Alors que même nos plus puissantes armes semblent être déjouées par ces bactéries, des solutions naturelles existent et des recherches ont vu le jour depuis plusieurs années déjà. La tâche est complexe et pourtant la maladie est guérissable ! Toutes les démarches thérapeutiques et de bon sens sont importantes concernant la maladie de Lyme.

Il est clair que la méthode préventive est la plus essentielle, afin d’éliminer au mieux les risques et enfin si nécessaire, éliminer l’intrusion des bactéries dans votre corps par des moyens et protocoles naturels et de médecine conventionnelle.

Entretien avec un vampire : la croix, l’ail et le pieu

La tique semble affecter le patient de façon de plus en plus systématique et violente ces dernières années. Elle affecte nombre d’entre eux jusqu’au système nerveux central. Si vous risquez de la rencontrer, mieux vaut mettre toutes les chances de votre côté et anticiper ce face à face. La prévention, il n’y a que ça de vrai !

Ce qu’il faut savoir sur sa tactique de chasse :

Elles sont aux aguets dans les buissons humides et dans les herbes et attendent le passage d’un repas potentiel. Ces minuscules vampires ne grimpent pas dans les arbres pour se laisser tomber sur leurs proies comme on l’entend dire parfois. Dans les broussailles elles peuvent grimper jusqu’à 1,5 m, ce qui correspond à une hauteur tactique de chasse idéale. Elles sont aveugles, mais perçoivent telles les araignées sur leur toile, la moindre vibration dans leur environnement grâce à leurs organes spécifiques à l’avant de leurs pattes. Elles sentent les déplacements, la respiration chargée de gaz carbonique, émanations et odeurs de transpiration (acide lactique, butyrique et l’ammoniac), elles perçoivent les variations de lumière et de température (à quelques centièmes de degré!) alors elles se déplacent rapidement dans la direction prometteuse. Elles sont particulièrement attirées par les sujets à la sueur acide : dont ceux qui vivent dans un état de stress, au terrain acidifié par une nourriture pas assez alcaline (excès de viandes, produits sucrés, etc.),

Mesures de protection contre les morsures / piqûres de tiques :

  • Frictionner les jambes avec de l’Huile Végétale à raison de 5 % avec de l’Huile Essentielle de girofle, tea-tree, menthe poivrée, ou autres H.E. (lavande officinale, lavandin super…). On obtient une bonne protection répulsive en mélangeant les H.E. de Tea tree, girofle (ou eucalyptus citronné) et géranium bourbon avec 5 % d’H.V.

  • Porter des vêtements couvrants surtout aux jambes. Les cheveux attachés et lissés de préférence (les tiques glissent dessus). On peut aussi « absorber » 1 goutte d’huile essentielle de genévrier qui a un effet répulsif sur les insectes. A savoir qu’1 goutte d’H.E. placée sous la plante des pieds se propage dans tout notre corps en moins de 20 minutes.

  • Enlever rapidement la tique : là encore les pratiques évoluent. On rentre chez soi, on fait un petit examen attentif calmement et soigneusement. Et pas de panique à la première tique ! Si elle s’est accrochée, on la retire délicatement mais fermement, de façon continue. On utilisait la plupart du temps une pince à tique pour retirer la tique adulte dans un mouvement de rotation dans le sens (inverse ou non) des aiguilles d’une montre. Les tiques ne se vissent pas dans la peau, mais piquent! Ainsi le mieux et de les retirer le plus simplement possible. Depuis on sait également que les pinces à tiques sont grossières et ont tendances à écraser-pincer les tiques, ce qui a pour conséquence le vomissement de son contenu stomacal dans la plaie. Ne pas les enduire non plus d’un quelconque produit, ni les brûler. Comme on le faisait autrefois. La conséquence serait la même. Beaucoup d’infections résultent de ces types de procédés.

  • On retire de préférence les minuscules nymphes avec un couteau pointu, une lame de rasoir. On peut saisir une tique adulte par la tête avec une pince à épiler et la retirer ainsi, en évitant donc d’y laisser la tête dans la plaie (ce qui peut arriver si la tique est trop jeune). Ensuite, on applique sur la plaire une huile essentielle de tea-tree ou une autre HE (ex. thym à linalol, palmarosa (contre-indication eux femmes enceintes !) pour la désinfection pendant 2 jours.

Pour nous qui vivons dans un bassin particulièrement infecté en Alsace, on peut demander en pharmacie spécialisée la nosode homéopahique borrelie D30 durant 3 jours à raison de 3x par jour. Ou encore en phytothérapie et lithothérapie prendre de quoi stimuler le système immunitaire en prévention: Huile Essentielle de Ravintsara, chlorure de magnésium, extrait fluide d’échinacée ou encore extraits de pépins de pamplemousse.

Si toutefois vous constatez une réaction anormale à l’endroit de la piqûre, il faut consulter un médecin. De même, si quelques semaines après celle-ci vous ressentez la moindre fatigue anormale. Bien sûr, si la maladie est déclarée et diagnostiquée, un traitement naturopathie globale peut être conduit intelligemment intégrant le traitement de médecine conventionnelle afin de renforcer le système immunitaire, lutter contre la bactérie, protéger la flore intestinale et autres effets secondaires (cystites..) suite aux antibiotiques. L’idéal est donc de partir sur une démarche multi-axiale2. Encore une fois, c’est une maladie grave et invalidante, qui, une fois installée en phase chronique, va devenir un sacré problème et peu nous coûter cher physiquement. Alors soyons attentifs et faites-passer le message à votre voisin !

Références :

BÖHNING, Marc Ivo. « Protocole-borréliose-lyme ».- PDF et Ressource en ligne http://www.aromarc.com

WOLF-DIETER Storl. « Guérir naturellement la maladie de Lyme : traitement holistique et utilisations pratiques ».- Paris, G.Trénadiel : 2015.

HEITZ, Françoise. « La maladie de Lyme : Prévention, diagnostic, solutions ».  – Éd. Quintessence : 2015

GARDENNE, Adeline. « Les vrais risques de la maladie de Lyme sont méconnus », Plantes&Santé 17 mai 2016. Ressource en ligne : http://www.plantes-et-sante.fr/soigner/les-vrais-risques-de-la-maladie-de-lyme-sont-meconnus

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1 Dr. WOLF-DIETER Storl. 2015

2 Traitement allopathique ; alimentation ; protocole de soutien, élimination et renforcement naturel phytothérapeuthique et lithothérapie, etc.